Voile du Corentin, le Lougre de l’Odet

Navigation et découverte du patrimoine maritime

Parvenus sur le port, on aperçoit tout de suite Corentin*, le lougre* de l’Odet, qui semble somnoler le long du ponton, ses voiles au tiers carguées le long des mâts. Une fois tous les passagers sur le pont, l’équipage s’affaire pour larguer les amarres et rapidement le bateau glisse dans le port pour embouquer le chenal de Concarneau en contournant la Ville Close*, une fortification construite par Vauban au XVI siècle qui a gardé fière allure depuis la fin du XIX siècle. Laissant L’Abri du Marin* et le Centre de Formation Maritime* sur bâbord (gauche) ainsi que le marinarium* sur tribord (droite), le lougre passe le phare de Lanriec* plus à l’Est et longe l’anse du Cabellou avec sa plage de sable fin et à sa pointe les fortifications qui surveillent la ville depuis l’autre coté de la baie, avant de dépasser la balise « Le Cochon »*.

Pour peu que vous le sollicitiez, l’équipage vous racontera l’histoire de ces marins disparus qui naviguaient entre ces châteaux de pierre et ces phares aux gardiens courageux, comme le furent ceux de la célèbre famille Quéméré*, qui vécut de  nombreuses années dans celui de l’île aux Moutons.

Si vous avez de la chance, il se peut aussi qu’un groupe de dauphins joueurs vienne chahuter devant l’étrave du bateau, spectacle imprévisible et magique dans ce paysage incroyable, souvent rehaussé par le ballet des sternes qui semblent tomber du ciel lorsqu’ils plongent à pic dans les flots sur un banc de poissons. Au loin on peut aussi distinguer le vol majestueux d’une escadrille de Fous de Bassan qui s’éloigne le long des plages de Beg Meil et Mousterlin.

On distingue ensuite sans peine la silhouette du sémaphore dont la tour gère le trafic entre l’île de Groix à la pointe de Penmarch’, et articule les moyens de sauvegarde de la vie en mer. Les bouées « la Vache » et « le Taro » sont également visibles à tribord au-delà du cordon dunaire du Letty qui s’ouvre sur une mer intérieure appelée la Mer Blanche*. Puis nous franchissons la bouée des « Verres » et nous apercevons l’estuaire de l’Odet*, la plus belle rivière de France selon Emile Zola, qui permettait jadis aux navires de commerce de remonter jusqu’à Quimper, chargées de victuailles et de marchandises.

A cet endroit de l’estuaire, nous nous situons entre la commune Bénodet et le port de Sainte-Marine, dans le prolongement duquel on peut apercevoir le phare ainsi qu’une vaste demeure blanche, le Minaret*, de style mauresque et aux influences Art Déco, construite dans les années 1920. Mais il est déjà temps de rentrer et Corentin retourne s’abriter dans la baie de Concarneau pour achever en beauté cette navigation matinale.

(*plus de détails pourront vous être donnés sur ces points au cours de la navigation).

 

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